Dégustateurs : de la préparation au rituel
Même les dégustateurs les plus aguerris se préparent. Une hygiène sensorielle s’impose : éviter le café ou les aliments trop aromatiques, se laver les mains sans savon parfumé, limiter les stimuli visuels ou auditifs, « réveiller » le palais avec de l’eau plate, ou parfois en croquant un morceau de pain neutre.
Certaines institutions, comme l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin de Bordeaux, imposent même une période de repos sensoriel avant l’entrée en salle (source : ISVV, Protocoles d’Analyses Sensorielles).
Le rituel — goûter, recracher, noter — n’est pas anodin : il permet de comparer plusieurs vins tout en gardant une stabilité d’analyse, d’éviter la saturation des papilles et de préserver la fraîcheur des impressions. L’ordre de dégustation est aussi crucial, pour éviter de fausser le jugement des vins les plus délicats après des vins puissants ou sucrés.