Qu’entend-on par “équilibre” dans le vin ?
Parler d’équilibre dans le vin, c’est évoquer la justesse entre les différents composants qui construisent sa structure, sa texture et sa palette aromatique. Un vin équilibré ne laisse émerger ni l’acidité, ni l’alcool, ni la sucrosité, ni les tanins avec trop d’insistance : il s’exprime “en accord majeur”, de façon harmonieuse. À l’inverse, un vin déséquilibré est marqué par la prépondérance ou, parfois, le manque criant de l’un de ces éléments.
Cette notion d’équilibre, chère à Émile Peynaud, grand œnologue du XXe siècle, est au cœur de tout jugement qualitatif (“Le Goût du vin”, Émile Peynaud). Selon lui, c’est la clef de voûte qui sépare la grandeur de la médiocrité. Et ce n’est pas qu’une affaire de goût : l’équilibre permet au vin de traverser le temps ou d’offrir un plaisir immédiat sans heurter le palais.