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15 septembre : Vino Business, le film pour en savoir plus …

15 septembre : Vino Business, le film pour en savoir plus …

Vino Business, le film ! voila enfin qu’il sort sur France 3 à une heure de grande écoute en pleine rentrée et en période pré-vendanges : le 15 septembre à 20h45 !   Il était attendu après la sortie du livre « Vino Business » d’Isabelle Saporta qui a fait un joli succès de librairie et que chacun, intéressé au vin et au monde du vin, s’est empressé de lire.

Vino Business, c’est quoi ?

Tel qu’Isabelle Saporta s’en explique dans la Revue du Vin de France, c’est un livre d’enquête, avec des recherches faites sur le terrain « Avant d’enquêter, je me mets toujours dans la peau du consommateur. Je pars d’une feuille blanche sans a priori, je décrypte, je vais sur le terrain pour tenter d’en savoir un maximum. »

Et si Isabelle Saporta est une journaliste d’investigation sur le terrain, elle est aussi amatrice de vin ! Vino Business le démontre et La Revue du Vin de France nous le confirme dans son interview : « J’aime le vin, j’ai toujours aimé le bordeaux et le bourgogne. Je considère qu’il n’y a pas de bon dîner sans un verre de vin. J’aime la bonne chère. Grâce à Jean-Luc Thunevin, Michel Rolland ou Stéphane Derenoncourt, j’ai beaucoup appris sur le vin. Ces hommes ont un talent indéniable. Ils m’ont ouvert un monde, à la fois de raffinement et de cruauté. »

Que sera le film Vino Business ?

Vino Business doit être diffusé le 15 septembre à 20h45 sur France 3, film-documentaire inédit d’Isabelle Saporta, réalisé par Damien Vercaemer. Après le livre, le documentaire « Vino Business » à voir sur France 3 (diffusion suivie d’un débat) avec Isabelle Saporta : plus d’une heure (1h20 exactement) sur les différentes façons de faire et de vivre le vin en France avec Stephane DerenoncourtJean Luc Thunevin, Dominique et Olivier Techer, Dominique DerainMichel Rolland, Jean-Philippe Fort, James Suckling, et Bibeyran Marie-Lys.

Vino Business d'Isabelle Saporta

Et chacun d’attendre avec impatience, les interviews citées dans le livre. Ce que ses auteurs et diffuseurs en disent laissent penser que le film sera une continuité du livre : « Sur les terroirs grandioses de la viticulture française, derrière les étiquettes prestigieuses de nos plus grands vins se dissimulent tous les ingrédients d’un impitoyable Dallas hexagonal avec ses rivalités, ses haines viscérales, ses intrigues et ses coups bas. Mais chut… Le silence est de mise car les enjeux sont colossaux.  Le vin, véritable or rouge, est devenu le pétrole moderne.
Nos plus grands crus ont ainsi abandonné leur charme suranné pour se métamorphoser en véritables blockbusters qui s’échangent à des prix indécents sur un marché mondialisé.  Un placement rentable qui a poussé les grandes fortunes françaises, suivis des chinoises, à investir massivement dans les vignes, faisant ainsi littéralement flamber les prix des terres. Et disparaître les petits vignerons. Hier paysan, cet univers du vin s’est aujourd’hui converti au règne du bling-bling.
Prudent, il a su néanmoins dissimuler sous le tapis des convenances, tous les secrets gênants de ce joli petit monde.Des pesticides dans nos plus grands crus ? Des classements suspects ? Des appellations aux critères mystérieux ? Impensable !  Et pourtant… »

Quelles réactions attendre sur le film ?

Il y aura sûrement, comme pour le livre, les « pour » et les « contre ». Et un public qui ne manquera pas d’être passionné. Car pour les journalistes-investigateurs comme Isabelle Saporta, pour les poseurs d’alerte, quand il s’agit de dire les choses qui ne vont pas dans le sens de l’ordre établi, si l’adhésion du public est bien là comme l’ont démontré les ventes de son livre, qui s’est en outre passé de mains en mains dans les familles d’amateurs, pour le milieu mis en cause, cela est plus difficilement partagé, par convention, par lâcheté, par prudence diront certains.

Et la presse ? Y-aura-t-il avec le film, comme pour la sortie du livre, ceux qui vont critiquer bruyamment jusque parmi les représentant de la presse, pour non seulement mettre en cause le travail d’Isabelle Saporta, mais également prendre la défense de certains producteurs qui ont bien réussi ? Est-ce bien la mission de journalistes ?

Le modèle économique de la presse du vin

Isabelle Saporta dénonçe une presse « courtisane ». Il faut sans doute rappeler que le modèle économique de la presse du vin, devenu difficile, dépend grandement des ressources en publicités, et plus récemment en salons des vins en France et à l’étranger, voire en soirées-dégustations, dîners-dégustation ou croisières-dégustations vendues par les médias avec le concours des journalistes du vin les plus reconnus.
Cet apport de ressources aux médias du vin ou aux médias régionaux des régions viticoles (achat d’espace-presse, participation aux salons, …)  est essentiellement le fait des grands acteurs du monde du vin les plus en vue ou ayant le mieux réussi. Or la réussite économique du monde du vin est très liée à la presse, qu’il s’agisse de la notation des vins par la presse ou du marketing mené par les crus en publicité. De là à se poser la question : qui de la poule ou de l’œuf ? …


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