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Innovation : se passer de l’étiquetage des protéines allergisantes dans le vin

Si l’obligation d’étiquetage de la présence de protéines allergisantes dans les vins existe depuis le 1er Juillet 2012, avec le règlement UE 579/2012 qui impose l’étiquetage du risque potentiel d’allergènes sur les bouteilles de vin, une innovation permet maintenant aux producteurs de vins de démontrer l’absence de ces protéines allergisantes, évitant cette obligation supplémentaire d’étiquetage.

Nécessité d’informer sur le risque éventuel d’allergie à certaines protéines

Les vins clarifiés ou stabilisés avec des produits œnologiques contenant certaines protéines, pourraient parfois entraîner des réactions de type allergique chez certains consommateurs sensibles. C’est pourquoi, le règlement européen UE 579/2012 impose, depuis le 1er Juillet 2012, l’étiquetage sur les bouteilles de vin de ce risque potentiel d’allergènes. Cette décision a été prise faisant suite aux conclusions d’un rapport de l’EFSA (European Food Safety Authorithy).

Il s’agit en fait de l’albumine, du lyzozyme et de la caséine.

  • La caséine : principale protéine du lait, elle est utilisée pour la clarification des vins blancs et rosés, en vue de prévenir ou traiter des phénomènes de madérisation.
  • L’albumine (ou ovabulmine) : cette protéine principale du blanc d’oeuf est utilisée pour la clarification des vins rouges de garde. C’est une colle douce qui ménage les qualités organoleptiques des vins.
  • Le lysozyme : cette enzyme extraite du blanc d’œuf est utilisé pour le contrôle de la croissance et de l’activité des bactéries responsables de la fermentation malolactique du vin.

Non-obligation pour les vins qui font la preuve d’absence de substances allergènes

Pour les vins étiquetés avant le 30 juin 2012, leur commercialisation est autorisée jusqu’à épuisement des stocks. Les vins dont l’absence totale d’allergènes est prouvée, sont dispensés de cette obligation de mention sur l’étiquette.

Cependant, il y a deux « bémols » à cette possibilité pour les producteurs de vins (ou négociants) de ne pas ajouter cette mention peu « invitante ».

Des résultats « flous » invitant les pays importateurs à une remise en cause

Jusqu’ici, les tests employés par les laboratoires faisant le dosage des allergènes dans les vins utilisent un test (de type ELISA : immuno-détection par réaction anticorps-antigènes) spécifique pour chaque protéine recherchée. L’inconvénient de la méthode est qu’elle reste imprécise, donnant des résultats variables d’un laboratoire à l’autre, avec une dispersion importante des résultats pouvant donner lieu à des contestations lors des contrôles à l’importation dans certains pays.

Un coût certain pour le producteur qui veut faire la preuve

Par ailleurs c’est une batterie de tests (trois séries) qui devait être faite jusqu’ici faite pour détecter chaque protéine ou enzyme : la Caséine (protéine du lait utilisée pour la clarification et l’élimination de l’oxydation des vins blancs et rosés), l’Ovalbumine (protéine de l’œuf utilisée pour la clarification des vins rouges) et le Lysozyme (protéine de l’œuf employée pour le contrôle des bactéries lactiques).

Il fallait donc pour le producteur, ou le négociant, pouvoir assumer le coût cumulé de ces trois tests qui devaient pouvoir lui permette de se passer de l’obligation d’étiquetage.

Excell propose une nouvelle méthode d'analyse des allergisants du vin

Une innovation proposée par le laboratoire Excell : plus de précision

Le laboratoire EXCELL vient de développer une nouvelle technique d’analyse simultanée de ces trois groupes d’allergènes dans les vins. L’utilisation de la technologie de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS), permet en effet une meilleure identification et quantification de ces allergènes par rapport aux kits immuno-enzymatiques de la méthode ELISA qui manquent de spécificité et de précision quant à la nature et aux quantités de protéines allergisantes présentes.

Pour Pascal Chatonnet, « la méthode développée par le Laboratoire EXCELL, non plus de type bio-chimique, mais physique, apporte plus de précision du résultat, plus de robustesse dans l’analyse ».

Une seule analyse, un coût divisé par trois

L’autre avantage de la méthode réside dans le fait qu’il y a détection et dosage simultané de trois allergènes ! C’est en effet désormais avec une seule analyse que le producteur de vins ou le négociant peut faire contrôler la présence de traces d’allergènes en dessous du seuil de détection limite imposé au niveau international (< 0,2 ppm), lui permettant ainsi de s’affranchir ainsi de l’obligation d’étiquetage imposée.

Le coût de cette analyse conjuguée devient bien plus compétitif (environ un 1/3 du coût précédent) avec des délais beaucoup plus courts, quel que soit le type de vin.

La technologie développée par cette innovation permettra de même la quantification simultanée des protéines allergisantes de poisson (paravalbumines présents dans l’ichtyocolle et dérivés), de crustacés et de céréales (gluten). Elle n’est pas encore validée pour ces protéines et ne concerne a priori pas le vin.

Une attestation pour preuve

Quand le résultat d’analyse indique une présence de traces d’allergènes en-dessous du seuil de détection limite imposé au niveau international (< 0,2 ppm), ou l’absence de résidus quantifiables, EXCELL délivre au producteur (négociant, importateur, ou distributeur) une attestation garantissant la non-détection de protéines allergisantes, qui va lui permettre de se soustraire à l’obligation de mention sur l’étiquette.

Plus d’info : http://www.labexcell.com/modules/bulletinstechniques/file/allerg_nes_vin_rev0.pdf


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