ECONOMIE-MARKETING HUMEURS SUD-OUEST

Mariage viti-vinicole dans le Sud-Ouest

Une fusion d’interprofessions, cela donne encore une interprofession, l’une se fondant dans l’autre pour ne plus faire qu’une. Economies d’échelles, économies d’énergies, synergies, démultiplication des moyens sur de mêmes objectifs et actions, telles sont les attentes de professionnels du vin de Bergerac et de Duras qui sont maintenant autorisés à tenter l’expérience en ce mois d’aout 2014, pour rendre cette fusion réellement effective à la rentrée.

Un mariage autorisé par le Préfet

Ce mois d’août 2014 aura été marqué, pour les professionnels du vin de Duras et de Bergerac, par l’autorisation donnée officiellement par le Préfet de ce mariage entre des professionnels de la France viticole du Sud-Ouest, l’État ayant entériné la fusion du Conseil interprofessionnel des vins de Duras et du Conseil interprofessionnel des vins de la région de Bergerac (CIVRB) qui doit aboutir à la création de l’Interprofession des vins de Bergerac-Duras (I.V.B.D.).

Les Interprofessions du vin, qui regroupent les familles de la production et du négoce, sont en effet soumises au régime des interprofessions agricoles et agro-alimentaires, régies par des textes nationaux (Code rural, arrêtés, lois d’orientation agricole, décrets …) et européens ( Règlements CE), étant soumises au contrôle de l’Etat du fait de missions qui leurs sont déléguées sur la gestion du marché des vins.

Le « oui » des mariées à la rentrée

A la rentrée, une Assemblée Générale de chacune des interprofessions existantes devrait confirmer cette autorisation administrative, permettant la tenue de la 1ère Assemblée Générale de la structure résultante qui change de nom et devient « Interprofession des vins de Bergerac-Duras »  (I.V.B.D.), regroupant tous les professionnels de la production et du négoce des vins de Duras et de Bergerac.

Pas la même dot, mais un même intérêt

Cela consacrera la fin d’une période de négociations longue, et parfois difficile et animée où, au final, tous auront su arrondir les angles pour rendre finalement possible ce mariage qui, au départ, pouvait paraître improbable à certains.

Bergerac avec ses 12 000 ha produisant 530 000 hl sur 13 appellations, pouvait-il réellement se marier avec Duras qui n’apportait dans la corbeille du mariage que 1 524 ha produisant 75 891 hl. Après quelques tergiversations, et malgré des tailles différentes qui ont pu à certains moments engendrer des réticences, chacun y aura vu son intérêt, avec une structure fusionnée plus puissante et permettant un volant d’actions démultiplié avec des ressources augmentées par rapport aux structures d’origine, pour les mêmes missions. Avec cette avancée, on peut penser que la philosophie des vignerons de Duras s’est déjà diffusée en Bergeracois :

Devise des vignerons de Duras

Marmande et Buzet, à qui la proposition a été faite, ont préféré quant à eux continuer leur chemin de leur côté.


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