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Le vin deviendra-t-il patrimoine culturel, gastronomique et paysager ?

« Le vin et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France ». C’est la phrase que le sénateur Roland Courteau aura réussi à faire intégrer mercredi 19 février, au projet de loi sur l’avenir de l’agriculture, avec son amendement qui a été accepté par la Commission Economie du Sénat.

Un moment historique

Pour le sénateur audois Roland Courteau, à l’origine de cet amendement, c’est « un moment historique ». Alors que le projet de loi sur l’avenir de l’agriculture a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale en janvier, c’est maintenant au Sénat de l’examiner en séance après les élections municipales. Mais c’est déjà un grand pas de fait avec cette position prise par la Commission des Affaires économiques du Sénat.

C’est en effet à l’unanimité que la commission des Affaires économiques du Sénat a adopté mercredi 19 février dernier un amendement déposé par le Sénateur Courteau reconnaissant que « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France ».

Un amendement proche déposé par Gérard César (Gironde) et de Raymond Couderc (Hérault) a de même été approuvé par le rapporteur de la Commission des Affaires Economiques, Didier Guillaume, à condition qu’il soit conforme au texte soumis par Roland Courteau.

Et ensuite, que se passe-t-il ?

Si le texte de l’amendement qui conforte la position du vin comme élément du patrimoine français, culture, paysager et gastronomique, est adopté dans l’hémicycle du Sénat après les élections municipales, Roland Courteau veut utiliser cette avancée tant attendue pour faire reconnaître le vin français au Patrimoine culturel et immatériel de l’humanité recensé et délimité par l’Unesco.

Pour Roland Courteau, c’est le début d’un vrai processus « pour la protection du vin et sa réhabilitation face aux attaques dont il est l’objet et aux amalgames avec les autres boissons alcooliques ».

La continuité d’un travail entrepris dans la durée

L’amendement proposé à la Commission des Affaires économiques par le Sénateur Roland Courteau dans le cadre du projet de loi sur l’avenir de l’agriculture est la suite logique du travail engagé par le Sénateur depuis longtemps pour la défense du vin.

Pour lui, il est important de différencier le vin des autres boissons alcoolisées. Son exposé des motifs défendant le dépot de son amendement précise « Les autorités de santé publique persistent à faire l’amalgame entre le vin et les autres boissons alcooliques, en particulier les alcools « durs » comme le gin, la vodka ou le whisky ».

Différencier le vin des alcools

Il se refuse à voir plus longtemps les seuls alcools étrangers autorisés à la visibilité publicitaire des retransmissions télévisées de manifestations sportives qui se tiennent à l’étranger, au détriment des produits viticoles français qui en sont interdits.

Sa proposition, au travers de son amendement, est donc de créer une vraie différenciation entre les vins français et les alcools notamment issus de processus industriels (en opposition aux produits agricoles) afin de permettre l’accès à la publicité pour les produits issus de l’agriculture, à condition bien sûr d’être assortis d’un message d’incitation à la modération.

Affaire à suivre lors du passage en séance au Sénat, après les élections municipales …


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