BORDEAUX ECONOMIE-MARKETING VIGNE

Droles de drones en Bordelais

Les vignobles Bernard Magrez ont acquis un drone, indiquant vouloir se doter avec cet équipement d’«un outil de gestion et de mesure, de diagnostic immédiat, d’identification très rapide de tous les besoins de la vigne avec une précision centimétrique».

Quand la surveillance vient du ciel

La caméra qui équipe le drone doit permettre d’appréhender  plus rapidement pour chaque parcelle l’intervention nécessaire, qu’il s’agisse de traitement de maladies, d’entretien des sols, d’enherbement, ou de suivi des parcelles : comptage des pieds, renouvellement des ceps, drainage, …. Elle permet de même, par son équipement infra rouge, d’intervenir plus finement sur chaque parcelle : par exemple de «mesurer la maturité du raisin» en vue de vendanger à maturité optimale  sur des sous-parties de parcelles, ou d’apprécier la vigueur de la vigne selon les zones.

Une utilisation partagée sur plusieurs vignobles

L’acquisition du drone par les Vignobles Bernard Magrez est destinée à la gestion des vignobles du château Pape Clément, grand cru classé de Graves, du château La Tour Carnet, grand Cru Classé en AOC Haut-Médoc, du château Fombrauge, grand cru classé de Saint-Emilion, et du Clos Haut Peyraguey, premier grand cru classé de Sauternes. Ce drone devra donc voyager autrement que par ses propres moyens entre ces quatre vignobles.

Drones à usage viticole : un projet bordelais

Au départ, un intérêt sur cette filière-drone s’est traduit en Bordelais par un partenariat  entre le Conseil Régional d’Aquitaine et le groupe Thalès dans le cadre d’un cluster, puis le développement d’un projet de drones à usage viticole en partenariat avec la Technopole Bordeaux Technowest. Le but était bien sûr de répondre aux besoins d’acquisition de données sur les parcelles de vignes pour  ensuite être traitées numériquement.

Dès avril 2011, la société Fly-n-sense, basée sur la Technopole de Mérignac, testait son Scancopter en vol d’essai au-dessus des rangs de vigne du château Luchey-Halde, à côté de Bordeaux, après un travail en partenariat avec l’ENITA et un groupe de viticulteurs. Équipé d’une caméra, pouvant voler à 70 km/h, pouvant voler d’un centimètre à 250 mètres du sol, le drone peut apporter des informations sur l’état sanitaire des vignes aux moments  importants du cycle végétatif.

Coût : un calcul à faire

Le drone peut être d’un soutien précieux dans le suivi d’un vignoble, utilisé au bon moment, avec des équipements qui devraient se voir encore améliorés avec le temps. Plus précis que l’avion,  et moins cher : un drone peut en effet coûter de 5 000 euros à plus d’un 1 million d’euros selon ses équipements. A étudier donc pour lui trouver éventuellement sa place dans le budget des propriétés viticoles !

Crédit Photo : Deepix-Bernard Magrez


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération ! | Mentions Légales