ECONOMIE-MARKETING VIGNE VIN

2013, petite récolte en perspective

Une faible récolte

Alors que se tenait aujourd’hui la conférence de presse de France-Agrimer, se dessinnent déjà les augures d’une petite récolte pour 2013. Alors que certains domaines ont à faire face à une prévision de récolte réduite, voire nulle après les épisodes de grêle de l’été qui ont touché de nombreuses régions viticoles françaises, 2013 s’annonce très en-dessous  de la moyenne décennale de 45.4 millions d’hectolitres puisque que France-Agrimer présentait aujourd’hui une estimation de 43,5 millions d’hectolitres.

Une deuxième raison serait liée aux conditions climatiques au moment de la floraison qui souvent ont entraîné coulure et millerandage, réduisant par là-même la production du millésime, les fleurs de la vigne ne se transformant pas en fruit.

Ce serait donc une des plus petites récoltes depuis 40 ans, après celle historiquement faible de 2012 (41,4 millions d’hl). Les épisodes successifs de grêle de l’été sont en effet venus s’ajouter à la coulure et au millerandage de la fin du printemps, qu’il s’agisse du Bordelais, de Vouvray, de la  Touraine, de la Bourgogne ou des Côtes du Rhône.

Un millésime tardif

Partout, les vendanges commencent ou commenceront plus tard qu’à l’habitude. Le Languedoc-Roussillon lui-même n’a débuté qu’à fin août des vendanges habituellement positionnées à mi-aout. Et la crainte de nouveaux orages plane d’ici le début des vendanges dans chaque région.

Une préoccupation : l’absence de récolte pour certains

L’absence de récolte dans certaines propriétés du fait de la grêle, ou la faible quantité qui sera produite dans certaines appellations va poser un problème commercial qui pourrait entraîner une désaffection des clientèles et un changement à plus long terme dans les comportements d’achat alors que l’Espagne e l’Italie quant à elles annoncent déjà une production supérieure à l’année dernière (environ 40 millions d’hectolitres contre 30 en 2012, et  42 millions contre 40 millions en 2012 pour l’Italie)..

Des assurances qui n’assurent que peu de vignerons

Même si les Pouvoirs publics rappellent que les assurances sont là pour prendre en charge les dommages de la grêle, ne proposant que des mesures d’accompagnement relativement légères,  les vignerons se retrouvent dans un grand dénuement, n’étant le plus souvent pas assurés du fait du coût des assurances grêles. Le Président de France-Agrimer pour le filière-vin, Jerôme Despey, indiquait cet après-midi qu’il s’agit de seulement 100.000 ha sur les plus de 800.000 ha du vignoble français qui seraient couverts en assurance-grêle.

Dans le même temps, l’État s’est désengagé ces dernières années portant le montant du fonds public d’indemnisation de 125 millions d’euros en 2011 à 71 millions en 2013. Pour Jérôme Despey, alors que les phénomènes climatiques qui attentent à l’intégrité des récoltes se font plus fréquents et plus violents, il faut absolument réfléchir à un système qui couvre mieux les viticulteurs : « Il faut absolument réfléchir à un système d’assurance obligatoire ».



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